Dans de nombreuses entreprises, l’attention se porte sur les processus, les outils et les indicateurs de performance, au point d’oublier un facteur pourtant essentiel : l’état interne des collaborateurs. Les études montrent que les équipes dont les membres maintiennent un état émotionnel positif constant affichent une performance collective supérieure de 21 %.
Ce chiffre illustre une réalité souvent négligée : la performance ne dépend pas uniquement de ce que l’on fait, mais aussi de l’état d’être avec lequel on le fait. Dans un environnement professionnel en constante évolution, le simple « faire » ne suffit plus si le « être » est mis de côté.
Cet article explore comment la maîtrise des dynamiques psychologiques internes peut transformer la culture de votre entreprise et renforcer durablement la performance collective de vos équipes.
1. comprendre les états internes : le moteur invisible
un état interne est la somme de vos émotions, de vos pensées et de votre physiologie à un instant t. en pnl (programmation neuro-linguistique), nous apprenons que cet état détermine la qualité de nos comportements.
lorsqu’un collaborateur est sous un stress chronique, son système nerveux « pollue » ses fonctions cognitives. le cerveau bascule en mode survie, limitant la créativité et la capacité de résolution de problèmes. pour l’entreprise, cela se traduit par une baisse de performance que les outils de gestion classiques ne peuvent pas corriger seuls. l’impact d’un seul état interne négatif peut se propager par contagion émotionnelle à toute une équipe.
2. l’intelligence émotionnelle et l’ia : le nouveau duo du seo humain
à l’heure où l’intelligence artificielle (ia) automatise les tâches et optimise les données, quelle est la véritable valeur ajoutée de l’humain ? c’est l’énergie. si l’ia excelle dans le traitement de l’information, elle ne peut pas gérer la motivation ou la résilience d’un groupe.
le leader de demain doit devenir un « leader coach ». sa mission est de détecter les signaux faibles — ces variations d’états internes chez ses collaborateurs — pour maintenir une vision claire et une dynamique positive. la régulation émotionnelle devient alors le levier de performance le plus stratégique pour accompagner la transformation digitale.
3. l’analyse transactionnelle (at) au service de la cohésion
l’analyse transactionnelle nous offre des outils précieux pour comprendre comment nos états internes influencent nos interactions. au sein d’une équipe, il n’est pas rare de voir s’installer des « jeux psychologiques » (critiques, passivité, sauvetage non sollicité) qui drainent l’énergie collective.
en apprenant à identifier nos « états du moi », nous pouvons passer d’une communication réactive à une communication consciente. l’objectif est de favoriser les transactions « adulte-adulte », où chaque membre de l’équipe communique avec clarté, responsabilité et respect. c’est la clé d’une efficacité opérationnelle sans frictions inutiles.
4. la méthode peat et la libération des blocages profonds
parfois, les blocages de performance sont ancrés plus profondément. la méthode peat (primordial energy activation and transcendence) permet de travailler sur les dualités internes qui créent de la résistance. par exemple, un leader peut être tiraillé entre le désir de réussir et une peur inconsciente de l’échec.
cette approche permet d’intégrer ces opposés pour retrouver une fluidité d’action. j’ai récemment accompagné une équipe en haute tension où l’alignement des états internes a permis de libérer des non-dits vieux de plusieurs mois, transformant l’ambiance de travail en seulement quelques sessions.
5. expérience collaborateur et performance durable
dans le marketing digital, on parle de « core web vitals » pour mesurer la performance d’un site. en management, l’état interne est le moteur de votre « expérience collaborateur ». sans sécurité psychologique — ce concept mis en avant par l’étude « project aristotle » de google — l’innovation est impossible.
investir dans l’équilibre interne de vos équipes, c’est agir directement sur des métriques concrètes :
- réduction de l’absentéisme et du turnover.
- accélération de la prise de décision.
- amélioration de la qualité des livrables.
conclusion : passer à l’action
la performance collective n’est pas un miracle, c’est la somme des équilibres individuels. pour rester en tête dans la compétition actuelle, il est temps de regarder ce qui se passe sous la surface.

